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  Chronique "Moonlake", par D. Roux
Commande groupée de "The Works"
Rééditions Schulze: Vague 4
 
     
 
moonlake

MOONLAKE - Klaus SCHULZE

Chronique de Dominique ROUX

 

OUR LES AFICIONADOS, ce titre pourrait porter à confusion en laissant supposer qu'il s'agirait d'un remixe de Moondawn et Mirage. Mais Schulze n'est pas un musicien nostalgique qui se repose sur ses lauriers (Moondawn et Mirage furent ses deux plus grands succès commerciaux, pour autant que le mot commercial puisse être attribué à ce musicien hors du commun) il a toujours suivi sa voie en dehors du système, même lorsque les médias et les journalistes se sont détournés de ses productions. À présent on peut se poser la question, comment celui qui fut le créateur de la musique électronique moderne peut-il encore innover, alors qu'une jeune génération de musiciens aussi talentueux qu'inventifs a définitivement imposé une musique complexe? Je pense à Amon Tobin, par exemple. Si l'on ne peut plus parler d'innovation pour Schulze, ce qui le différencie, c'est son approche unique de l'instrumentation électronique : il humanise des instruments qui pourraient être figés dans leur froideur cybernétique. Klaus arrive à faire passer son âme, sa chaleur par l'agencement particulier des sons, des rythmes, des séquences. Parce qu'il joue comme s'il s'agissait d'une lutherie ordinaire et qu'il la maîtrise au plus haut point. Aujourd'hui, Klaus frôle la perfection, et cet album atteint des sommets que notre imagination a du mal à concevoir. Il touche à la fois le cœur et l'esprit, il émeut autant qu'il fait rêver à des paysages insensés.
Klaus compose énormément, et ses productions discographiques ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Mais ce sont des ersatz, et Moonlake est un de ceux là.
La sortie de Moonlake nous rappelle l'époque où Klaus publiait un chef d'œuvre par an (Timewind, Moondawn, Mirage, Body Love etc.). Klaus est devenu un orfèvre dans la ciselure des sons, ses climats surprenants, et son inépuisable talent à improviser de longues phrases musicales.

Quatre titres pour cet album, deux compositions en studio et deux extraits de sa prestation live en Pologne en 2003.

Avec cet album fini les morceaux interminables, ici tout est parfaitement dosé en durée, en invention. Klaus ne s'étale pas, il enchaîne les ambiances, les rythmes, les séquences, les improvisations. Il y a des moments de paix, des moments de folie sonore, des envolées lyriques. Comme dans le premier titre, "Playmate in paradise", où il s'évade dans une extraordinaire improvisation au minimoog, dialoguant avec les vocalises du violoniste Thomas Kagermann dont la voix virevolte, s'entremêle et rebondit sur les arpèges du minimoog. Si Schulze n'était pas allergique au jazz, je dirais que dans ce passage il swingue comme un jazzman. Quoiqu'il en soit, Klaus nous touche à l'épine dorsale, et on se sent envahi par un grand frisson qui nous parcourt tout le corps, l'émotion est si forte que des larmes arriveraient presque à couler. Tout de suite s'impose cette représentation, ce souvenir des concerts où Schulze partait ainsi en improvisation délirante.
Le reste de l'album est dans le même esprit, privilégiant les rythmes complexes, les ruptures inattendues. Schulze a toujours prétendu qu'il n'est pas un mélodiste, cependant le final du deuxième morceau, "Artemis in Jubileo", nous prouve tout le contraire avec un thème grave en forme de complainte, sombre, dramatique qui se greffe sur un ensemble de violons.
Les deux morceaux live prouvent, si cela était encore à prouver, combien la scène est le domaine de Schulze. Toute sa jubilation à jouer en public et à faire partager son univers, ses images mentales, son monde sonore. Cet univers si particulier, si personnel dont l'énergie essentielle est l'amour, la chaleur, la tendresse. Klaus aime son public et montre combien il est un personnage fascinant, unique dans toute l'histoire de la musique contemporaine.

Moonlake est un très beau et exceptionnel album et sûrement le plus grand album de l'année.

   
  Dominique Roux - 20/11/05
  Auteur de "Klaus Schulze, un saut dans l'inconnu".
 
     
 
  Commande groupée de "The Works"
   
Klaus Schulze The Works

Suite à une demande de la part de certains d'entre vous, je vais commander et récupérer sur l'Allemagne des exemplaires de "The Works". Ce pavé de 314 pages n'est pas autre chose que, tout simplement, la "bible" intégrale de la vie de Klaus Schulze. Pas un roman, ni même un essai, il s'agit d'un recueil de pages accumulées de tous ses faits et gestes artistiques depuis le tout début de sa carrière. Ceci selon un ordre chronologique précis qui fait qu'il est facile de retrouver qui a joué avec lui sur tel album, à quel endroit, etc.
Indispensable pour tout fan de base, dispensable pour les autres. J'ajoute qu'il est illustré de quelques photos (mais ce n'est pas le but de la démarche).

Format A4, brochure spirale, noir et blanc, et c'est en anglais!

Tarif: 40 €
(si je parviens à négocier le prix la différence vous sera remboursée).

Si vous êtes intéressé(e), écrivez-moi (rapidement, s.v.p.).

Plus d'infos sur le site officiel: www.klaus-schulze.com/offers/works.htm.

 
     
 
Réédition Schulze Vague 4
 

Moondawn + bonus track "Floting Sequence" (21'11) : 17 €
Angst + bonus track "Silent Survivor" (31'40) : 17 €
Das Wagner Desaster + bonus track "Encore Sevilla" (19'17) : 19 €
Vanity of Sounds, pas de bonus : 17 €

Si vous êtes intéressé(e), écrivez-moi (Je ne prends en commande que les disques payés d'avance).

Pour les autres titres du maestro (rééditions), voir le cosmiccatalogue!

 
     
 

Merci de votre attention et de votre passion. À bientôt!

 
   
 
     
   
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